Shit happens!

Bon, ben le challenge aura été de courte de durée. J’ai réussi à monter à 1,20€ avant de perdre deux buy-ins sur deux coins flips et un sur un manque de patience. Classique. Un petit tilt, couplé au manque de trafic (tiltant) sur Barrière et me voilà engagé dans un tournoi à 0,50€. Je me fais bêtement sauter la cervelle à 18 places de la bulle alors que j’avais le temps de patienter (et probablement de passer la bulle sans trop de difficulté). Ajoutez à cela un magnifique bug du soft qui ne m’ouvre jamais un sit and go à 0,20€ (buy-in perdu!) et me voilà passé sous la barre fatidique des 0,18€. Eh oui, le buy-in minimum c’est 0,20€. Même pas moyen d’aller faire un tapis en cash game. C’est la loose. Et le contact support qui bugue. Décidément Barrière…

Ce soir j’ouvre l’appli Winamax je ne sais pas trop pourquoi et je me vois crédité d’un ticket 10€ qui ne sort de je ne sais où. Chic, je vais me faire un petit Xtra à l’oeil. Ca a duré 3 mains. Je touche les Dames en BB. Limp UTG, tout le monde fold jusqu’à la SB qui complète. J’envoie 5BB, UTG se couche et la SB paie. Flop Jxx, dry. SB checks, je mets la moitié du pot. SB me sur-relance. Elle ne représente pas grand chose sur un flop pareil et vu l’action préflop, je me contente de payer. Turn : K. J’avais pas envie de voir un barbu. L’alarme se met en route, attention, la SB pourrait très bien avoir fait tout ça avec un K un peu moisi. Et voilà qu’elle donk over bet à tapis, 17k pour un pot à 14k. L’alarme hurle “il a touché! Tes dames valent que dalle!”. Que neni, pas possible, call! Ah ben si, il a touché double paire. Out.

Ca ne va pas se passer comme ça, c’est parti sur l’Xtase. Je tombe sur un hyper agressif qui me force à me coucher sur notre première confrontation après avoir perdu un quart de mon tapis d’entrée de jeu avec AKo oop. Puis viennent deux coups contre le joueur à ma droite. Deux fois je suis UTG, et lui en BB. J’ouvre A8s à 2,5BB. Tout le monde folde, jusqu’à la BB qui boite pour la moitié du stack de départ. Je folde gentilment. Un tour passe et nous nous retrouvons dans la même position. J’ouvre de la même manière avec AKo. Même danse, tout le monde folde et il boîte. J’insta-call et il retourne QQ. Pas d’as, pas de roi, et même une dame river. Je passe en mode survie, je double avec les neufs avant de m’empaler sur ces mêmes neufs avec AQo. Nième coin flip perdu. Nuage et pluie au dessus de la tête.

Les vacances qui arrivent vont me faire le plus grand bien. Finalement rien de mieux qu’une coupure quand ça ne tourne plus rond. J’envisage même un changement de room histoire de casser psychologiquement la spirale pourrie dans laquelle je suis sur Winamax.  Enfin bon, pour le moment, je vais me la couler douce :)

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Un challenge et une pause pour corriger le tilt

Je suis en tilt. Un tilt grave de chez grave. Au point d’être à deux doigts de spew toute ma bankroll sur Winamax. Le problème, et c’est bien le propre du tilt, c’est que j’ai été très long à la détente pour me rendre compte que je n’étais plus lucide.

Les symptômes? En fait un symptôme vraiment criant : plus de gestion de bankroll. Plus du tout. Je n’ai pas été jusqu’à buy-in 300€ dans le high roller, mais presque. Et vas-y que j’me paie un magnum à 10% de la BR, que je multi-table sur des deeps à 20€ en engageant 20, 30% de la bankroll.

Forcément, quand on sait que la variance en tournoi peut faire très mal au fond de roulement, vous imaginez bien que ça a fondu vitesse grand V même avec quelques ITMs… Je me suis enfin réveillé et je n’ai pu que constater les dégâts : redescendu à 300€, alors que j’affichais quatre fois plus au début de l’année. La cata. Le tilt a fait mal, très mal. C’est finalement quand on se croit à l’abri que l’on est le plus vulnérable…

Deux possibilités en guise de remède :

  1. Faire une pause, se plonger dans autre chose le temps d’oublier complètement le poker et ensuite retrouver l’envie de jouer à mon meilleur niveau ;
  2. Me défouler sur du jeu sans conséquence, expier en quelque sorte.

Cela va donc fonctionner avec deux tiroirs :

  1. Je commence par un challenge “retour aux fondamentaux” ;
  2. Et je prendrai une pause pendant les vacances qui arrivent (ouf). J’en profiterai pour me replonger dans Poker Is War avec un carnet et un stylo.

Je joue mon challenge sur Barrière, room sur laquelle je dispose très précisément de… 40 cents restant d’une promo pour pousser à l’inscription et à la fin de laquelle ils retiraient les fonds alloués. Oui oui, vous aviez bien lu, il n’y a pas d’erreur de frappe.

De quoi entrer sur deux sit and go à 20 cents! Autant dire que c’est un sacré challenge… le but? Ne pas les perdre et tenter de les faire fructifier. Pas simple. Cela va nécessiter beaucoup de rigueur et beaucoup de chance au démarrage. Il ne sera pas question de perdre des mains sur lesquelles je suis favori, ni de prendre de mauvaises décisions.

J’ai démarré hier soir avec un quitte ou double qui paie. Bam! La bankroll explose à 56 cents! La suite dans une semaine…

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Good beats #1

Je pars en guerre. En guerre contre cette manie que nous avons tous, nous joueurs de poker, de tout le temps nous plaindre. Et j’ai pris un bad beat par ci, un bad beat par là, j’me suis fais craquer les As, les Rois (à l’instant même sur le Deep Run en plus!!!), les Dames tout ça tout ça, ou encore “ce fish a payé ma relance avec air alors que j’représentais trop la quinte quoi!”

Je ne sais plus qui disait (et j’ai la flemme de le retrouver là tout de suite) : à chaque fois que l’on adopte un comportement majoritaire, il est temps de s’arrêter et de prendre du recul. Voire de marcher en sens contraire. J’ai donc décidé, à l’unanimité de moi-même, d’instaurer une nouvelle fête nationale. Enfin, chez moi, périmètre “ma place sur le canap”, avec les cotillons, langues de belle-mère et autres accessoires de nouvel an chez tata Micheline : la célébration des good beats!

Plutôt que de vénérer la malchance, vénérons les (trop rares) grands moments de chance, de pure chatte, de grosse moule (Rincevent, sors de ce corps!)!

Et j’inaugure ces célébrations en beauté avec deux magnifiques “chattages” en une seule et même semaine et qui malheureusement n’ont pas rapporté énormément. Voire rien du tout, vous allez vite comprendre… En même temps je ne fais pas la fine bouche : une fois c’est rare, alors deux…

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Enfin!!!

Curieux… vraiment très curieux… Des semaines que je vis l’enfer sur les tables et que je vois fondre le petit capital que j’avais monté. Et voilà que deux jours après avoir déterré mon blog, paf! Non, pas le chien, paf la perf!

Rien d’extraordinaire pourtant. J’ai juste eu les bonnes cartes au bon moment. Jamais je n’ai eu à craquer de paire supérieure, ou à partir à tapis avec une main dominée. Pépère tranquille. A vrai dire je jouais sur plusieurs tables en même temps, et je voyais mon stack monter, monter, et le nombre de joueurs diminuer, diminuer… jusqu’au heads up. Easy poker.

Le heads up n’a malheureusement pas été le long fleuve tranquille qui l’a précédé. C’était plutôt les rapides et la chute (on va tous mûriiiir!). Le chiplead a changé de camp plusieurs fois avec des stacks équilibrés. J’ai plutôt bien cerné mon adversaire que je commençais à exploiter. Jusqu’à ce que mes dames servies s’empalent sur un brelan moisi du kicker touché runner-runner. En push or fold, je pousse quelques fois avant de me faire payer une hauteur roi par une hauteur dame… dont le kicker entre à la river, tadam!

Evidemment, ça ne m’a pas fait mûrir de rire. J’étais plutôt vert. M’enfin, 2e sur 240 bonhommes (et bonnes dames peut être) sur un shorthanded, ça fait bien plaisir après une telle période de disette. Et ça donne un bon coup d’oxygène à la bankroll :)

Le petit bémol de la soirée, c’est la sortie de piste de mon équipe sur le King 5 Winamax, les Sharklos. Mais là encore, soyons fiers de la perf! Nous finissons payés, aux alentours de la 190e place. Pour une première et des joueurs qui ne se connaissaient pas, c’est une belle première :) Il s’agit maintenant de faire fructifier les quelques tickets de tournoi glanés…

Back on track!

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Un dernier post pour la route… Ou pas!

Y’a qu’les cons qui n’changent pas d’avis. Enfin, ça dépend pour quoi et des circonstances… Alors pourquoi changer d’avis, un mois après avoir choisi après (mûre ?) réflexion de ne plus publier sur ce blog ? Pourquoi aller chercher New York Back Raise six pieds sous les octets du serveur qui l’héberge pour lui redonner vie ?

Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas parce que j’ai trouvé les réponses aux nombreuses questions que je me posais. Pas de ligne éditoriale, tant pis. Ce blog a au moins le mérite d’exister. Et je n’oblige personne à le lire… Rien à dire ? Sur le monde du poker et son actu, c’est clair. Sur la vie de joueur, pas plus. Pas le temps d’écrire, c’est plus ou moins vrai. C’est une question d’organisation. Et puis, rien ne m’oblige à produire à un rythme régulier. Je ne suis qu’un joueur du dimanche comme il existe des conducteurs du dimanche plus ou moins éclairés (illuminés ?). Un poisson rouge avec un aileron de requin attaché sur le dos. Par contre sur mon jeu…

Elle est là la vraie raison. Depuis mon dernier post annonçant la fin du blog, ma bankroll est partie en sucette, façon piste noire à Avoriaz. Plus d’neige à cette époque mais ça descend dur quand même ! Je prends des tonnes de bad beats, j’apporte aussi mon lot de conneries. J’ai tilté à peu près tous les dimanches (ça va j’ai rien cassé…). Je n’ai pas respecté les règles de gestion de bankroll. Bref, la débandade.

C’est simple : j’ai divisé mon fonds de roulement par deux. Mille deux à six cents en quelques semaines. Forcément ça a de grosses répercussions sur mon jeu que je n’ai plus du tout l’impression de maîtriser. J’ai la trouille d’entrer dans une main avec les as, me demandant quel tirage « renard-renard » va donner mon tapis à l’adversaire. Je prends de mauvaises décisions pour de mauvaises raisons. Je fais n’importe quoi et je perds patience. Finalement, une seule issue, permanente : écrire.

Ecrire a été bénéfique au-delà de mes attentes lorsque j’étais au fond du trou avec mes 23 € et des clopinettes. Un an et une quarantaine d’articles plus tard, ma bankroll était cinquante fois supérieure ! J’arrête d’écrire et c’est la chute libre… de là à établir un lien, il n’y a qu’un pas. Je ne nourris pas d’ambitions illusoires dans le poker, juste m’amuser et mettre un peu de beurre dans les épinards quand les coins flips tombent du bon côté. Mais pour cela, il faut prendre soin de son fond de jeu et faire son apprentissage, toute sa vie de joueur. Je ne passerai pas par le caissier autrement que pour sortir des gains. Hors de question de passer par la case « broke ».

Je suis aujourd’hui un joueur de poker dont la balance est positive (c’est une toute petite balance, mais quand même !). Ce serait vraiment dommage de ruiner tous les efforts réalisés depuis mes débuts parce que j’ai pris une mauvaise décision. Je ne sais plus dans quel article contenant des conseils génériques pour progresser et être gagnant il était écrit « write a blog ». J’ai lu cet article très récemment et cette phrase m’a permis de prendre conscience qu’un joueur de poker a nécessairement besoin de prendre du recul en permanence. Chacun sa façon de le faire. Pour moi, c’est l’écriture. Je reprends donc ma plume.

Welcome back !

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Et maintenant, que vais-je faire?

Milestone. Voilà le mot approprié et largement utilisé chez les anglo-saxons. Je n’arrive pas à trouver d’équivalent aussi parlant dans notre belle langue. Une étape ? Un but intermédiaire ? Un tournant ?

Toujours est-il qu’atteindre une bankroll à quatre chiffres fait partie de ces objectifs plus ou moins clairs lorsque l’on commence à constituer son capital de jeu. Encore faut-il l’avoir identifié et savoir qu’à ce moment-là il est temps de « descendre du vélo pour se regarder pédaler ». Canonbis titrait ces derniers jours « la montée de limites, c’est comme les antibiotiques ». Sous-entendu, ce n’est pas automatique.

Progresser au poker demande travail, patience et discernement.

Travail, car sans cela nous sommes à quelques très rares exceptions tous voués à nager avec les poissons clowns. Il faut monter en compétences, travailler sa technique, être capable d’aller toujours plus loin dans les niveaux de lecture du jeu. Pour cela, pas de secret. Lire, regarder des vidéos, prendre des notes, appliquer, corriger sans relâche.

Patience, car ce travail est long et le retour sur investissement s’obtient de manière plus ou moins aléatoire. Cela tient à la nature ingrate du poker. Le facteur chance prédomine à court terme, le facteur compétence à long terme. Il faut donc avoir cette patience et la persévérance nécessaire pour voir les fruits de son travail.

Discernement, car il faut savoir s’observer et faire son autocritique, de manière la plus objective possible. Apprendre à reconnaître ses forces tout en acceptant ses faiblesses. Les forces sont celles sur lesquelles appuyer son développement, en particulier le format de jeu sur lequel on est le plus performant. Les faiblesses sont les lacunes qu’il convient de combler par le travail. Ce travail est technique autant que psychologique. Et il appel à son tour le discernement.

Lors du dernier tournoi, plus particulièrement sur les deux dernières tables, j’ai senti la différence de niveau avec les meilleurs joueurs présents. J’ai ainsi pu mesurer les énormes progrès qu’il me reste à faire pour devenir régulièrement performant sur ces tournois à 5 ou 10 euros de buy-in. Il est clair que je ne vais pas continuer indéfiniment à construire mon capital de jeu, pour deux raisons :

  • Premièrement, ben… la montée de limites, c’est pas automatique. J’ai atteint une capacité financière à jouer à un certain niveau, mais je ne domine pas ce niveau en termes de compétences ;
  • Deuxièmement, il est temps que ce jeu d’argent devienne « rémunérateur ». Nous jouons tous au poker parce qu’il existe une perspective de gain financier. Si ce gain n’arrive jamais, c’est une partie de la motivation qui disparaît.

Cela implique deux choses :

  • Je stoppe la montée dans les buy-ins pour parfaire l’apprentissage au niveau actuel. Aucun intérêt d’aller me faire démonter sur de plus gros tournois. Ca ne sera bon ni pour ma bankroll, ni pour ma confiance. Or la confiance nourrit la persévérance qui elle-même appelle les résultats. Et c’est bien après les résultats que je cours in fine;
  • J’établis un plafond au-delà duquel je cash-out. Je fixe ce plafond à 1500€ de bankroll. Je dois donc encore l’atteindre. Tout surplus sera automatiquement viré sur mon compte au terme de ma « rémunération ». Même si ce n’est qu’une dizaine d’euros, cela apportera une réalité tangible à la progression et aux performances qui jusqu’ici ne font qu’alimenter un fond de roulement. Pourquoi 1500€ ? Car cela finance 75 tournois à 10 euros avant que s’impose une descente à 5 euros. Et ce montant correspond au seuil de descente de limite si je jouais au niveau supérieur, à savoir 20 euros. Il me permettra de jouer sereinement sans avoir peur de prendre les bonnes décisions pour des raisons financières (ce qu’on appelle être « scared-money »).

Une fois que je me sentirai prêt, dans plusieurs semaines, plusieurs mois, je gonflerai à nouveau mon fonds de roulement pour jouer au niveau supérieur. Mais ça, c’est encore une autre histoire.

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Une bankroll à quatre chiffres!

Voilà, c’est fait! C’est assez symbolique, car deux trois inscriptions sur des tournois me feront passer à nouveau à trois chiffres (juste le temps que je perfe à nouveau :) ). Mais quelle satisfaction! J’ai démarré ce blog il y a moins d’un an avec une bankroll d’à peine plus de 20 euros. Aujourd’hui, j’affiche plus de 1000 euros au compteur, de deux à quatre chiffres en dix mois en respectant (à peu près) un bankroll management strict et en ne jouant que des sit and go’s et des tournois!

Je passe la barre à la faveur d’une très belle 4e place dans un 10€ deepstack shorthanded. Aucun regret sur le tournoi en question : j’ai pris des horreurs, j’en ai mis dans les mêmes proportions. En table finale, j’ai la chance de craquer une paire de rois avec 8d9d alors que je cherchais juste à voler dans un des rares spots que je vois… et me retrouve à quatre left face à trois sharks, petit tapis de surcroît. Je m’empale assez rapidement sur les As du bouton qui attaque ma grosse blinde. Je pousse avec Ah5h et pas de miracle malgré un tirage couleur qui s’ouvre au flop. Résultat : +200€ et je passe enfin cette barre des 1000!

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Winamax Poker Tour : rendez-vous à Amiens!

C’était un objectif de janvier. Je le réalise finalement en février, pour un tournoi prévu le 3 mars. Objectifs :

  • Jouer le plus longtemps possible histoire d’accumuler un peu d’expérience. Six niveaux à Paname, c’était court…
  • Une des deux premières places synonyme de qualification pour la finale :)

Pourtant, je n’avais pas franchement envie de jouer cette qualification jeudi soir. Vraiment fatigué en ce moment, je n’ouvre quasiment plus les tables le soir hormis pour le King 5 et les qualifications du Winamax Poker Tour. Jouer jusqu’à pas d’heure et être explosé le lendemain, ça ne m’amuse pas. Je suis devenu un joueur du dimanche… Un rapide coup d’oeil au planning des tournois pour connaître l’heure de fin approximative et certain de finir avant minuit, je mets un ticket sur la table (la pression!).

Démarre alors un des tournois les plus tranquilles que j’ai joués. Je profite de quelques livraisons pour monter tranquillement mon stack sans avoir à m’engager dans une confrontation où je ne suis pas favori. Je joue clairement la survie, évitant toutes les situations un peu borderline. J’arrive sans peine dans les 40 derniers alors que nous étions un peu plus de 700 au départ.

C’est à ce moment que ça s’est corsé. Les 20 derniers décrochaient leur siège pour Amiens. Si près d’une qualification et avec un ratio partants/qualifiés aussi violent, j’étais d’un coup beauuucoup plus motivé qu’au départ! Et pas un spot pour pousser mes jetons pour tenter de doubler… Je dois finalement ma qualification à une main qui arrive à un moment ultra critique puisque je suis de grosse blinde avec le montant d’une grosse blinde comme tapis restant… Autant dire que c’est tapis ou tapis. Un joueur limpe en milieu de parole, un second au bouton, la small blinde passe et je pousse mes jetons restants avec Ad9d. Payé par les deux, je touche mon brelan d’As runner-runner et quadruple. Une ou deux attaques sur les blindes pour me donner un peu d’air et il ne me restait plus qu’à serrer les fesses en attendant que les shorts stacks avec à peine 3BB sautent un à un. Je suis finalement 12e au moment où le 21e jette probablement son ordi par la fenêtre ^^

Voilà donc une qualification qui fait extrêmement plaisir car c’est un objectif annoncé et rempli. Curieusement, sa réalisation intervient au moment où je m’y attendais le moins. C’est souvent comme ça d’ailleurs. Ca ne passe pas une fois, deux fois, trois fois… et quand la résignation pointe son nez, bim! J’irai sacrifier deux trois lapins sur l’autel de Dame Chance avant l’épreuve (raccord avec l’ambiance gothique imposée par la magnifique cathédrale), histoire d’éviter le bad beat “3 outer river” comme ce fut le cas à Paname, sur mes terres!

Tremblez Picards, tremblez!

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Brag post #5 : #noluckwhenmostneeded

Rien de mieux qu’un petit deep run pour entamer février sur les chapeaux de roues ! J’ai fait 4e hier sur le Kill The Fish shorthanded 5€ :)

Mais quelle frustration !!! A six left et revenu de très très loin après l’éclatement de la bulle, je double sur le chipleader grâce à un full bien négocié. Je suis alors énorme en jetons : plus d’1,5 millions contre 500k au premier poursuivant. Malheureusement je perds à 4 joueurs left une confrontation AK<AT à tapis préflop contre le second stack. Il trouve deux dix au tableau ce qui nous met quasiment à égalité. Un tilt insidieux s’est alors installé, que je n’ai détecté qu’après coup : celui qui veut vous faire sortir le joueur qui vous a amputé d’une bonne partie de votre tapis. Acte 2 de cette tragédie grecque : je calle avec A5o le tapis de ce même joueur devenu très actif et qui venait de livrer la moitié de son stack à son voisin. Il avait A8o… pas de miracle.  Acte 3 et clap de fin : quelques mains plus tard, il attaque une ènième fois du bouton. Je pousse mes 300k restants avec 33 qui se mangent les valets dans les dents.

Très frustrant, à l’image d’un après-midi où rien n’est passé. J’ai joué 4 ou 5 tournois à côté et voilà un échantillon de mes sorties (à chaque fois pour un énorme double up) :

  • KK<AK, As au tableau pour un 70/30 en faveur de la paire
  • QQ<AQ, As au tableau pour un autre 70/30 en faveur de la paire
  • KQ<KT sur une bataille de blindes, dix au tableau sur une domination 60/40 en faveur de mon KQ

Loin de moi l’idée de me plaindre : à chaque fois la décision prise était celle qu’il fallait prendre (sauf mes deux dernières mains du KTF…). Je sais que sur un gros échantillon de mains ces confrontations seront gagnantes. Surtout, et c’est bien ça l’important finalement : je m’approche lentement mais sûrement d’une bankroll à quatre chiffres :D

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Brag post #4 : l’imprévu!

Voilà un brag post tout à fait inattendu. Parce qu’il n’était pas du tout prévu que je joue au poker aujourd’hui. Mais alors pas du tout.

Comme tous les matins, je descends à la gare RER dans un froid que les plus norvégiens d’entre nous qualifieront de revigorant pour trouver un quai bondé. Eh oui, comme tous les matins, les gens avaient décidé, comme moi, d’aller au boulot. Sauf que les trains eux, avaient décidé qu’ils seraient tous en retard. Pleine heure de pointe, pas un RER avant trente minutes, ça sent le cramé c’t’affaire. Vu mon temps de trajet jusqu’au siège de ma boîte, je m’arrange avec mon manager pour aujourd’hui.

Me voilà reparti dans l’autre sens avec le froid qui me tient compagnie. Et comme à l’aller je descendais, ben, au retour, je monte! L’avantage, c’est que monter, ça tient chaud. Arrivé chez moi les joues rouges et les cuisses gelées je dis à ma femme “te presse pas, en bas, y’a presse”. Je lui propose donc de l’emmener à la gare en voiture, il fait froid, c’est plus pratique. La clé dans le contact et… et rien. Enfin si, une espèce de toux de papy en fin de course qui me dit “t’as plus d’batterie vieux”. La river qui tue.

Un aller-retour à la gare plus tard (môsieur accompagne madame à pied, revigorant) me voilà chez moi, habillé en pingouin, la journée devant moi avec mon piano et mon mac qui me font de l’oeil. Le piano… le mac… Le piano… le mac… bon allez, les deux, le mac, sur le piano. Poker musical, c’est concept. Je sais, je sais, j’avais dit que je faisais une pause. Mais j’l’ai mise en pause la pause, j’avais que ça à faire!

Quelques heures plus tard, je me retrouve en finale d’un deepstack shorthanded à 5€, survivant de 500 et quelques joueurs sans avoir eu à infliger de bad beat et en ayant profité d’une belle livraison à un moment clé. Et pour le coup, ce seront les cartes qui décideront de mon classement final. A trois left je me retrouve à tapis préflop de manière un peu débile, il faut le dire, avec une paire de 6 face à une paire d’As que je me fais un plaisir de craquer dès le flop avec un brelan qui tient jusqu’à la river. Oui, je sais, c’est moche mais on le sait tous, le poker c’est un jeu de luckboxes. En heads up, je paie le tapis de mon adversaire qui me couvre légèrement sur un board anodin sur lequel j’ai middle pair. Vu le déroulé du coup et des nombreuses mains précédentes, je le mets sur air ou… air. Il a en fait bottom pair qui trouve son brelan sur la turn. La chance, façon double effet kiss cool. Un bisou et une torgnolle.

Ma femme m’avait dit ce matin, “mets ta journée à profit”. Ben voilà, ça, c’est fait. 350€ en plus dans la bankroll qui s’approche des 800€. Je sais pas si elle pensait à ça, mais ça devient intéressant :)

Prochain tournoi jeudi, début des qualifs pour l’étape d’Amiens du Winamax Poker Tour. Ce sera l’heure de ship un ticket pour aller jouer en terre Picarde!

D’ici là m’sieurs dames, prenez du bon temps dans la chaleur de vos foyers :)

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